Depuis quelques jours on avoit achevé la vendange ; les promeneurs de la ville s’étoient déja retirés ; les paysans aussi quittoient les champs jusques aux travaux d’hiver. La campagne encor verte et riante, mais défeuillée en partie et déja presque deserte, offroit par tout l’image de la solitude et des approches de l’hiver. Il resultoit de son aspect un mélange d’impression douce et triste trop analogue à mon age et à mon sort pour que je ne m’en fisse pas l’application.

Paris, 24 octobre 1776 — Paris, 27 octobre 1997. Les Rêveries  du promeneur solitaire, Deuxième Promenade

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