Chute d’eau

« Lundi 5 août 1946, Chexbres. Mary Reynolds et Marcel Duchamp séjournent à l’hôtel Bellevue. Dominant les vignobles de Lavaux, l’hôtel a une vue panoramique sur le lac de Genève et les montagnes de Savoie. À deux pas de l’hôtel, se trouve le ravin du Forestay, torrent qui sépare Puidoux de Chexbres. Ici, plonge, dans le grondement de sa course précipitée vers le lac, la chute d’eau que Marcel Duchamp a photographiée pour le décor de sa future œuvre : Étant donnés : 1° la chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage. Ce même jour, Mary et Marcel visitent Vevey et sont séduits par cette petite ville romantique au bord de l’eau, avec ses souvenirs nirs de Jean-Jaques Rousseau, Lord Byron, Gustave Flaubert, Hodler et Vallotton. » (Jennifer Gouh-Cooper, Jacques Caumont, Ephemerides on and about Marcel Duchamp and Rrose Sélavy, 1887-1968.)

L’iconographie de l’écoulement inclut gouffres et aqueducs. (Confessions, pp. 173, 23, 255). La cascade, (Confessions, p. 173), c’est le mouvement élémentaire, flux d’écume dont la connotation érotique est évidente (Confessions, p. 444), comme l’eau renversée sur Mlle de Breil (Confessions, p. 95), et comme chez Duchamp qui prélèvera l’image de sa chute d’eau sur un lieu rousseauiste.

Notes associées : Bord de l’eau.